La production de légumineuses est à la marge en France. Comme toutes cultures, les légumineuses sont soumises à des aléas climatiques de plus en plus intenses. Certains agriculteurs jugent les légumineuses trop risquées et ne les cultivent plus. Pourtant, les légumineuses, ne sont pas des plantes comme les autres et leurs avantages agronomiques sont une raison de soutenir massivement leur production. Mais qu’est ce qui rend les légumineuses si spéciales ?
1. Les conditions idéales de culture
Comme toutes les plantes, les légumineuses ont besoin de soleil, d’eau, et d’éléments nutritifs tels que l’azote, le phosphore et le potassium. Mais les légumineuses ont une particularité bien à elles : leurs racines ont la faculté de s’associer avec une bactérie logée dans le sol appelée Rhizobium. Cette association appelée symbiose forme des nodules et permet aux légumineuses de capter l’azote de l’air. Résultat : moins d’engrais, plus de durabilité.
2. Des rotations qui régénèrent la terre
Grace à leur capacité à capter l’azote de l’air et à le rendre disponible pour les plantes qui lui succèdent, les légumineuses jouent un rôle clés dans les rotations des cultures. Presque toutes les rotations de culture incluent une légumineuse.
Une culture de légumineuse précède souvent une culture rémunératrice comme le blé tendre, lui laissant dans le sol l’azote dont il a besoin pour bien pousser.
3. Du semis à la récolte : le cycle de vie des légumineuses
Les légumineuses sont des cultures de printemps : elles sont semées en fin d’hivers et récoltées en juillet aout, septembre pour les haricots. Le cycle de développement entre le semis et la récolte est de 4 à 5 mois, ce qui est assez court exigeant pour mener à bien une récolte avec de l’eau au bon moment et du soleil suffisamment.
Les plants de lentilles et de pois chiches sont plutôt robustes et s’adaptent à des sols pauvres. Mais toutes les légumineuses ont des maladies et des insectes ravageurs qui viennent perturber leur croissance et la fabrication des graines, comme par exemple la bruche des lentilles qui grignote les lentilles mures et qui peuvent considérablement impacter la récolte.
4. Du semis à la récolte : le cycle de vie des légumineuses
Les légumineuses sont parmi les cultures les plus sobres en eau.
Une lentille se contente de zéro à 200 millimètres d’eau sur tout son cycle, et le pois chiche, quant à lui, n’est presque jamais irrigué.
À titre de comparaison, le blé demande entre 350 et 600 millimètres, et le maïs jusqu’à 600.
En revanche, certaines espèces comme le haricot nécessitent plus d’eau, entre 180 et 300 millimètres, notamment pendant la floraison.
Ces différences expliquent pourquoi certaines légumineuses se concentrent dans les régions plus sèches du sud de la france, tandis que d’autres préfèrent les zones plus humides. Face au changement climatique, ces plantes résilientes représentent un atout majeur : elles demandent peu d’eau, tolèrent des sols pauvres et enrichissent la terre.
5. Récolte et rendements
Après plusieurs mois en terre, vient la récolte. Côté rendements, ils sont plutôt faibles et très variables selon les années et les régions, surtout ceux de la lentille.
Malgré ses rendements risqués pour les agriculteurs, leur physiologie incroyable est un atout majeur pour leur présence dans les rotations : elles améliorent la qualité des sols tout en diversifiant les revenus des agriculteurs.
Pour soutenir la production de légumineuses en France, nous travaillons main dans la main avec nos partenaires agricoles pour trouver ensemble des solutions durables aux difficultés rencontrés. Nous essayons de semer les légumineuses plus tôt dans la saison et nous testons de nouvelles variétés.
Conclusion
Malgré certaines fragilités et certains défis de la culture de légumineuses, il est essentiel de participer à leur promotion et leur soutient car elles jouent un rôle crucial dans la résilience des systèmes agricoles face aux changement climatique.





